Evaluer l’usage d’une aide technique à la communication langagière en situation écologique, pour une meilleure adaptation des solutions

Sandrine RANNOU*- Marine GUYOMAR*- Bertrand SEYS**- Maryvonne ABRAHAM*- Gwenaël BRUNET*- Myriam LE GOFF-PRONOST**

Dans le domaine du handicap de communication, il existe de nombreux produits et l’acquisition ne correspond pas toujours aux besoins réels. La question de la valeur des TIC est une question récurrente dans le but d’aider à la prise de décision. L’évaluation des usages du logiciel d’aide à la communication Palliacom[1] devient donc une nécessité.

La plate-forme Palliacom, lancée en janvier 2009, se propose d’offrir aux personnes rencontrant des difficultés de communication la possibilité de (re)trouver un moyen de communiquer et de (re)créer des échanges. Palliacom permet l’expérimentation d’un communicateur à partir de pictogrammes.

Les chercheurs en sciences humaines et sociales ont été sollicités pour réaliser une typologie des utilisateurs à partir des expériences d’usage, destinée à construire une base de cas pour faciliter la configuration du produit pour chaque nouvel utilisateur.

Dans une phase de découverte, l’expérimentation en situation écologique au sein de quatre établissements, permet de rendre compte : 1) des différentes situations de handicap de communication, 2) des besoins des utilisateurs (personnes destinataires et/ou accompagnants), 3) des différents usages du communicateur, c’est-à-dire dans quelles situations de la vie l’outil apporte de l’aide à la personne : pour la communication familiale, sociale, insertion professionnelle… et dans quelles situation de la vie, la personne ne l’utilise pas.

Dans cet article, nous nous proposerons de rendre compte de « l’impact » de l’usage du logiciel d’aide à la communication à partir des observations de situations singulières.

Dans un premier temps, nous exposerons la méthodologie mise en place pour construire une échelle de progression dans les domaines de la production du langage et dans le domaine de la participation à la vie sociale. Cette échelle devra permettre d’une part, l’observation des écarts (ou non) entre utilisateurs et selon quels contextes d’usage et d’autre part, l’observation d’étapes « critiques » dans l’apprentissage.

Dans un second temps, nous étudierons les différents usages du logiciel par le trio « personne destinataire-communicateur-accompagnant ». Les enquêtes de terrain révèlent que le communicateur, initialement destiné aux personnes ayant des difficultés de communication, est d’abord un outil pédagogique pour les accompagnants professionnels.

 

Mots-clés : usage(s), communicateur, aides techniques, personne en situation de handicap de communication, apprentissage(s), langue, évaluation


[1] Projet TecSan ANR-CNSA

 

*Télécom Bretagne Département ITI, Image et Traitement
de l’Information
**Télécom Bretagne Département LUSSI, Logiques des Usages,
Sciences Sociales et de l’Information
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